Skip to content

Les breakfast tacos à Paris

Published: at 07:25 PM

Comme la majorité des expatriés, il y a des choses de mon pays d’origine qui me manquent, mais la plus grande parmi elles est la nourriture que je pouvais commander facilement où j’habitais, mais qui pose une difficulté en France.

Étrangement, c’est le petit-déj à manger en route. Quand j’étais à Brooklyn, j’étais un habitué à la bodega près de chez moi (God Bless USA Deli à Greenpoint, Aristo Deli à Wallabout) grâce à ma passion pour le fameux bacon, egg, and cheese, ou, mon préféré, un sausage, egg, and cheese (qui est, selon certains New-Yorkais, sacrilège). Contrairement à un club ou même un croque-monsieur, le bacon, egg, and cheese n’est pas orné d’un nom précieux qui cache ce qui est dedans.

Mais, si c’est une histoire d’amour avec le sausage, egg, and cheese, j’ai une relation plus profonde avec le breakfast taco. Après cinq ans à Brooklyn, je n’étais guère du coin, mais il n’y a aucune question par rapport à mon identité texane, et, par conséquent, mon lien avec ce plat simple.

L’élégance du breakfast taco est son adaptabilité. À la base, il ne faut que deux choses: des œufs brouillés et une tortilla. Bien sûr, un taco qui ne contient que ces deux ingrédients est un taco pitoyable. Mais, et il faut le noter, le proverbe « qui trop embrasse mal étreint » est vraie pour les tacos figurativement et littéralement. Un taco devrait contenir trois, peut-être quatre ingrédients, max.

Moi, je préfère mes tacos encore comme les sandwiches à New York: sausage, egg, and cheese. Ou, le fromage, les œufs, et la saucisse de petit-déjeuner de porc épicée, dans une tortilla de blé.

Mes souvenirs les plus tôt du breakfast taco venait des dimanches matins avec les scouts. Après nous être réveillés de nos tentes, nous cuisinions un plat si simple et à la fois si délicieux. On prenait une marmotte, quelques dizains d’œufs, et la saucisse de petit-déjeuner, et les mettait tous dans une grande marmotte sur le feu. Ce n’est pas la recette la plus complexe, mais il faut toujours simplifier quand on a des ados qui n’ont jamais rien cuisiné hors du micro-ondes.

Les tacos du matin sont devenus les tacos du soir à l’université et pendant mes vingtaines. Les bars ferment à Austin vers deux heures, donc vers deux heures et demie, nous nous sommes trouvés à Star Seeds, équipé des serveuses hipsters sans un sourire ni aucune autre émotion. Étaient les tacos les meilleurs que j’ai jamais eus ? Non, mais l’ambiance et la compagnie les compensaient.

À Paris, il n’y a pas de Star Seeds, pas de Jimmy Dean’s breakfast sausage, et pas du genre de salsa piquante que j’aime. Alors, on improvise.

Je suis fan de cette recette. Elle n’est pas fiable aux vrais breakfast tacos, mais j’aime bien que je peux les charger plein des ingrédients sains, comme des épinards ou de la viande plus appropriée à mon métabolisme qui n’est plus celui que j’avais.

Mais, comme nous sommes en France, il y a déjà deux problèmes majeurs. D’abord, la dinde hachée est impossible à trouver. Même les escalopes de dinde sont difficiles à procurer. Donc, je remplace la dinde par le poulet. Mais, où peut-on trouver le poulet haché ?

Apparemment, nulle part, donc, à moi le hacher. Je n’ai pas de hachoir, alors, j’utilise mon robot multifonction Magimix. Il faut surtout mettre le couteau dans le congélateur avant de l’utiliser, mais même si tu ne le fais pas, tu te débrouillerais.

La cuisine prend environ une heure parce que j’utilise un kilo du poulet et vingt œufs.Je cuisine le poulet en premier, puis trois à quatre œufs à la fois avec les poivres, l’oignon, et les épinards hachés. Après avoir cuisiné le poulet et les œufs, je mettre une tranche du cheddar sur une tortilla réchauffée par la micro-onde et mélange l’autres ingrédients avant de remplir la tortilla.

(Les tortillas j’achète dans un marché mexicain dans le 15e.)

On pourrait surgeler les tacos, et je le fais, mais pour être honnête, ils ne restent plus que quelques jours. Si je suis fainéant, je les garnir de sauce piquante, comme Cholula. Si je ne le suis pas, je fabrique ma propre salsa, mais ça, c’est un blog pour le futur.